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Alimentation paléo cétogène

Après l’été, le paléo devient paléo-cétogène!
Dans la recherche d’une alimentation la plus adaptée possible à la santé humaine, on oublie souvent la réalité de l’accès à la nourriture dans un contexte naturel. L’été, le miel et les fruits abondent, même s’ils sont à l’origine petits, acides, peu sucrés et pleins de pépins/noyaux etc.
A priori ça ne permet pas de sortir de la céto adaptation (quand le corps utilise préférentiellement les lipides plutôt que les glucides), mais on est adaptés pour pouvoir passer d’un mode à l’autre.
Ce pour quoi on n’est pas adapté, c’est une vie entièrement basée sur les glucides, la norme actuelle. Pour rétablir un équilibre sans se passer du plaisir de la table, il me parait opportun d’opter pour un régime paleo à tendance frugivore quand il y a abondance de bons fruits, puis de passer à l’alimentation réelle de nos ancêtres, paléo cétogène.
Rappelons l’essentiel : le paléo, c’est avant tout une nourriture SAINE : des aliments bio au minimum, des animaux sauvages, des plantes poussées dans une terre riche et non en monoculture, des variétés les plus anciennes possibles.
C’est aussi une immense VARIETE non pas dans les modes de préparation, mais dans les aliments eux-mêmes : la nature regorge de flore et de faune qu’on ne pense pas à manger… pourtant c’est l’idéal : sauvage, gratuit, varié et extrêmement riche d’un point de vue nutritif.
En plus des plantes sauvages comestibles, on peut manger des algues, champignons, vers, grillons, scarabées, grenouilles, limaces, chenilles, larves, serpents, escargots, oiseaux etc. Même dans les animaux habituels (y compris marins), il existe une grande variété : foie, rognon, coeur, poumons, cerveau, ris, graisse, sang, peau, moelle, gésier, etc, presque tout se mange et c’est bien plus sain que le muscle seul! Mais là encore, mieux vaut s’en passer que manger des abats ultra toxiques…
En gros, le paléo cétogène, c’est le cétogène sans lactose sans caséine sans additifs alimentaires sans cuissons excessives, avec beaucoup de cru et rien de transformé.
Le cétogène, c’est quasiment pas de glucides, on enlève donc céréales, légumineuses, tubercules amidonneux, ainsi que que fruits et légumes très sucrés. Pour contrôler la quantité de glucides, j’utilise le site cron o meter qui a une option cétogène.
On contrôle aussi la quantité de protéines, car le corps peut les transformer en sucres. (Oui, nos ancêtres sous nos climats mangeaient surtout des produits animaux, mais un animal en hiver est fait de plus de masse grasse et viscères que de muscle!)
Le paléo cétogène peut paraître bien contraignant, mais en réalité c’est une contrainte en moins : avec cette alimentation non addictive, on est libéré de l’envie permanente de manger “de bons petits plats” glucidiques, et se rassasier suffit. C’est un peu comme quand on arrête la clope : on n’a plus le plaisir de fumer, à la place on a le plaisir de ne plus devoir sans cesse faire en fonction de nos pulsions de manque… et les avantages pour la santé!
Pour s’y mettre, il semblerait que quelques jours de jeûne facilitent la transition.
Ensuite, la grande question c’est “mais qu’est-ce qu’on peut encore manger?”
Beaucoup de variété, en théorie, mais en pratique dans notre monde c’est un peu plus compliqué, on doit s’adapter à ce qui est accessible.
salade verte dans une grosse vinaigrette au jaune d’oeuf.
Je donne le blanc d’oeuf aux plantes, il est très allergisant, peu digeste, peu appétissant, et surtout addictif pour les mêmes raisons que le gluten et la caséine).
C’est l’occasion de prendre un max de calories avec de bonnes huiles pas trop dosées en omega 6 (coco avocat lin colza olive chanvre). L’huile de coco est à privilégier car elle a des acides gras d’une extrême qualité.
– tous les animaux terrestres et marins qu’on peut trouver en sauvage ou minimum bio, avec les abats ; bouillons d’os ; jaune d’oeuf (plutôt cru)
Oublier les charcuteries, bourrées d’additifs toxiques ou de sel raffiné, lui-même bourré d’additifs toxiques…
La période septembre-janvier est propice pour trouver du gibier, le reste de l’année on a toujours les poissons sauvages.
légumes sous toutes leurs formes
En excluant ceux qui posent problème (principalement les solanacées : tomate aubergine poivron pomme de terre, mais selon les sensibilités ça peut être les oxalates, les salicylates, les histamines etc.), et en limitant les légumes très glucidiques comme la carotte.
fruits à coques
qu’on peut élaborer en fromages végétaux
en particulier la noix de macadamia
baies, fruits peu sucrés ou en très faible quantité
– eau plate distillée, eau gazeuse, tisanes (surtout pas de café, thé vert ok si on jette la première infusion pour le décaféiner), jus de légumes non pasteurisés, eau au citron, eau aromatisée par un peu de fruits herbes et légumes frais qu’on laisse infuser quelques heures, eau de mer en complément minéral
Les cuissons peuvent se faire dans de l’huile de coco, du ghee (huile de beurre : sans lactose ni caséine), d’autres graisses animales (genre graisse d’oie), qui tiennent bien à la cuisson.

Alimentation originelle

http://www.isupnat.com/445-memoire-anne-cayot/file.html Anne Cayot Trottmann L’alimentation humaine originelle et naturelle
En résumé :
Il y 2 millions d’années : Homo Habilis
2/3 de végétaux variés selon la saison (sèche ou humide), chaque jour 400 g de moelle, cervelle, langue….
Il y a 1 millions d’années : Homo Erectus Cuisson et cru, 700 g de viande et fruits de mer et 1300 g de végétaux par jour.
De -200 000 ans à aujourd’hui : Homo Sapiens
Selon les latitudes, en moyenne 700 g de viande et 1500 g de plantes par jour, ou 35% de viandes et fruits de mer et 65% de végétaux riches en fibres et pauvres en sucres.
L’éventail des plantes comestibles était très large mais limitée aux périodes assez chaudes. Les plantes sauvages apportent environ 600 mg par jour de vitamine C. Les fruits étaient surtout des baies : la quasi totalité des gros fruits très sucrés n’existaient pas au paléolithique. Préférence pour le gibier jeune, les cuisses, les épaules, la cervelle et la langue, plutôt femelles gravides, pour leur placenta et leur fœtus. Ratio parfait Oméga 3 / Oméga 6. Cro Magnon était en bonne santé, avec bcp moins de calcium que les recommandation officielles.
Il y a 12 000 ans, réchauffement climatique, végétaux nombreux, champignons, pommes, poires, merises, prunelles, nèfles, cornouilles, fraises, framboises, mûres, myrtilles, groseilles, etc., plantes, herbacées ou ligneuses, dont on cueille les feuilles et les fleurs: pulmonaire, cresson, raiponce, ortie, violette, oxalis, primevère, jeunes pousses de frêne et sapin… Plantes aromatiques : genévrier, marjolaine, menthe sauvage, ail des ours, ciboule, aspérule, etc. châtaignes, faines, glands, noisettes etc. Et des racines, bulbes et tubercules comme noix de terre, raiponce, génotte, dent-de-chien, rhizomes de fougère… La cuisson n’était pas du tout systématique.
La moelle osseuse (graisses polyinsaturées omega 3 et 6), la cuisson et le DHA abondant dans les fruits de mer pourraient avoir joué un rôle dans l’évolution de la taille du cerveau.

Récemment

Inuits : 90% d’animaux : viande crue ou cuite, séchée ou faisandée, foie et viscères, contenu gastrique et sang, poissons, oiseaux, ingestion de moelle systématique et de graisses. En été œufs, moules airelles, racines, algues.
Bushmen : feuilles fruits baies amandes noix, résine, tubercules et bulbes… 20% animal dont vers, insectes et larves, gastéropodes, batraciens, petits reptiles
Aïnous : poissons, cerfs, d’ours, mammifères marin, pousses et feuilles, racines et bulbes, nombreux petits fruits dont la vigne sauvage, baies et noix, glands des chênes, sève de bouleau fraiche ou fermentée…
Avec l’élevage intensif, la viande provient d’animaux sédentarisés à l’excès, engraissés, maltraités, souffrants, malades et empoisonnées par des médicaments et autres toxiques de notre civilisation industrielle. Cet aliment qui était très digeste et permettait aux humains du paléolithique de rester en bonne santé est devenu source de pathologies et d’empoisonnement avec l’élevage industriel.