Jeûner

Pourquoi jeûner?
Guérir, c’est laisser le corps s’autoréparer. Aucun médicament ni remède naturel n’a jamais guéri, seul le corps se guérit lui-même en se nettoyant et en se réparant, par des mécanismes incroyablement complexes dont la médecine ne connaît qu’une part infime. Il faut donc laisser faire, et la meilleure façon de laisser faire, c’est le jeûne thérapeutique : au repos le plus complet possible, sans perturbations, sans pollutions et surtout sans stress.
La plupart des maladies commencent dans l’intestin et on ne le laisse jamais au repos… imaginez mettre une rustine sans descendre de vélo, il ne faut pas s’étonner si on galère! Pour cette raison et des tas d’autres, le jeûne est la seule voie de guérison intéressante, à condition de ne pas le faire n’importe comment.
Le sommeil est le mode maintenance du corps. Le jeûne au repos, c’est le mode gros travaux. On peut s’en passer toute sa vie, si on a la chance de rester en assez bonne santé pour bien fonctionner avec la maintenance de base. Quand on a une maladie chronique en revanche, chaque jour passé sans faire les travaux nécessaires nous éloigne de la santé.
Le jeûne long (plus de 3 jours, mais une personne en bonne santé peut jeûner 40 jours sans soucis) provoque la cétose, un changement hormonal, un changement de l’expression des gènes, la mort des cellules qui doivent mourir, la régénération des organes (dont de nouveaux neurones!), le repos de tout le système digestif, une relance du système immunitaire, une remise à zéro du microbiote. Tout ça favorise la guérison, quelque soit la maladie (parce qu’elle est toujours multifactorielle : interaction entre génétique, micro-organismes, parasites, toxiques, stress, carences en besoins vitaux dont affectifs etc.). Quelques preuves des mécanismes du jeûne ici : http://nomana.free.fr/public/je%FBn…
Est-ce dangereux?
Les détracteurs du jeûne citent des cas de grève de la faim ou de jeûnes menés sans discernement… Et ignorent les milliers de témoignages facilement accessibles sur les bienfaits du jeûne thérapeutique.
Les promoteurs du jeûne peuvent tomber dans l’excès inverse et oublier les précautions nécessaires. De plus les écrits sur le jeûne datent souvent d’époques où les gens avaient de bien meilleures réserves d’éléments vitaux et beaucoup moins de toxiques accumulés. Le jeûne est un outil puissant, il peut être violent si on ne suit pas les règles de base et sera juste incroyablement bénéfique si on les suit.
Deux cas sont particulièrement compliqués : – En cas de forts désordres psychiques (ou de troubles du comportement alimentaire), il ne faut se lancer que si on est sûr de savoir respecter l’ensemble des règles. Dans le doute, se contenter du jeûne intermittent. Les troubles psychiques étant en grande partie liés à la dysbiose intestinale, il me semble préférable de commencer le jeûne par une purge complète qui peut aider à calmer les compulsions alimentaires et les comportements impulsifs. – Quand on est en sous-poids par manque d’assimilation, le jeûne est probablement la meilleure façon de reprendre enfin du poids (en réparant le système digestif), mais on a moins de graisse disponible. Dans ce cas il me semble spécialement important de commencer par des jeûnes très courts, jusqu’à ce qu’une légère reprise de poids indique qu’on peut aller plus loin.
Le jeûne intermittent, consistant à sauter le petit déjeuner, ne pose généralement pas de soucis et permet d’avoir une première expérience. Avant d’envisager un jeûne de plus d’un repas, il est préférable de bien se préparer. Préférer une approche progressive : des jeûnes très courts au départ et de plus en plus longs pour connaître ses propres réactions.
Quand commencer un jeûne?
– Jamais avant d’être convaincu, rassuré, à l’aise avec l’idée du jeûne. La peur crée un stress qui empêche les processus de guérison et perturbe le métabolisme normal, elle est réellement dangereuse en jeûne. Préférer la solitude à un entourage stressant durant le jeûne. Le jeûne hygiéniste en centre est envisageable, il peut apporter un encadrement apaisant et soutenant, mais il est plus risqué qu’un jeûne autonome bien préparé : on est moins à l’écoute de son ressenti et moins au repos quand on est dans un groupe et/ou sous supervision. Les cliniques Buchinger en Allemagne et en Suisse sont intéressantes mais on n’y pratique pas vraiment le jeûne, c’est une cure de bouillons, tisanes et jus.
– Après s’être largement renseigné sur les bienfaits, les risques, les méthodes, les symptômes. J’essaie de concentrer ici toutes les informations nécessaires, mais rien ne vaut la confrontation de plusieurs sources d’information. Quelques sources intéressantes : http://future.arte.tv/fr/le-jeune-u… ; https://www.youtube.com/watch?v=od7… ; https://www.youtube.com/watch?v=P-4… ; http://jeune-et-sante.forumcanada.org/… ; http://jeune-et-randonnee.pagesperso-orange.fr/… ; http://www.parolesdedieu.fr/wp-cont… ; http://www.truthseekerz.com/Albert_….
– Après avoir longuement apporté à son corps ce dont il a besoin pour profiter du jeûne par de la vraie nourriture, saine, pleine de tous les nutriments utiles : du bio, une bonne part de cru, des légumes et fruits frais (surtout de la verdure), des oléagineux trempés, des muscles et abats d’animaux sains (ou au minimum des oeufs mollets : banc cuit, jaune cru). Avec une alimentation type pizza-pâtes-nuggets, on n’a aucune réserve en nutriments, et là on risque une carence qui empêchera le travail du jeûne et le rendra dangereux. Plus on se nourrit sainement au quotidien, plus le jeûne sera facile et pourra travailler en profondeur.
– Après avoir évité au maximum les polluants : tabac, alcool, café, médicaments, sucres raffinés, additifs alimentaires, céréales, laitages, viande malade, solanacées, légumineuses non trempées etc. Plus on accumule les toxiques et les faux aliments, plus on risque de passer son jeûne en violente crise d’élimination.
– Pendant un temps de repos complet : WE, congé. Le jeûne accomplit ses tâches de réparation et de nettoyage si on lui en laisse l’énergie. Les jeûnes en activité ont un intérêt quand on a une bonne vitalité, ils peuvent être épuisants et ne soignent pas les troubles profonds.
– Pour les femmes, il semble que les règles indiquent le meilleur moment : les règles se déclenchent souvent pendant le jeûne et elles sont alors plus abondantes car elles servent d’émonctoire supplémentaire. De plus quand je pars en jeûne à l’instinct, ça coïncide naturellement avec mon cycle menstruel.
Comment se préparer pour faire un bon jeûne?
– Manger hypotoxique voire paléo et faire le plein de vitamines, minéraux, enzymes, probiotiques, acides aminés essentiels et graisses variées non transformées, au moins pendant la durée qu’on a prévu pour le jeûne. Cette phase est essentielle. Il est préférable de diminuer les quantités de nourriture peu à peu, surtout si on fait un jeûne sans purge.
– Si on ne traite pas son eau du robinet, acheter au moins pour le jeûne et la reprise une eau la moins néfaste possible, peu minéralisée en magasin bio.
– Préparer de quoi reprendre d’urgence, plutôt en cétose, en tous cas avec des aliments hypotoxiques uniquement et aucune drogue (cf reprise). Un pot d’huile de coco ou de miel suffit : l’énergie revient vite à la reprise et permet d’acheter des produits frais. Pour éviter d’aller dénicher un paquet de pâtes ou de gâteaux, mieux vaut tout de même avoir quelques aliments sains au congelo.
– Faire tout ce qu’on peut pour limiter au maximum toutes les formes de pollution durant le jeûne (ou pour toujours!) : https://www.facebook.com/notes/marianne-vivre/pr%C3%A9vention-bases-en-r%C3%A9g%C3%A9n%C3%A9ration/226948620995056
– Si on a un transit difficile ou une forte dysbiose intestinale, envisager une purge en début de jeûne (au nigari ça semble bien supporté, au sel d’epsom ça marche aussi, à la vitamine C pure c’est plus rapide mais plus aléatoire). Presque indispensable dans ces cas là, elle est inutile et plutôt à éviter autrement. On peut lui préférer un lavement ou une hydrothérapie du colon, je les trouve moins utiles (ils ne vident qu’un bout du tube digestif) et pas moins agressifs.
Comment mener son jeûne?
– Se mettre au repos le plus complet possible et éviter tout stress, accueillir la faiblesse qui peut survenir et la prévoir (selon les cas un proche présent, un aliment à son chevet au cas où, un téléphone pas loin, une chaise dans le couloir, prendre son temps quand on se lève etc.). Cette faiblesse n’est pas un problème, au contraire elle montre que le corps passe bien en mode réparation. Avec l’entrainement on gagne un certain contrôle, il devient plus facile de forcer si besoin.
– Etre prêt à arrêter à la moindre difficulté pour mieux reprendre plus tard, car c’est (seulement) en s’entêtant qu’on se met en danger, et ça pourrait être vraiment grave.
– Si on prend un traitement il faut y apporter une grande attention : son effet peut être décuplé, il faudra sûrement le diminuer et bien surveiller ses effets durant le jeûne et la reprise alimentaire… il est possible qu’après la dose puisse rester diminuée.
– Certains recommandent le mouvement et les aides à la détox comme le brossage à sec. Je pense qu’il faut limiter au maximum tout ce qui utilise de l’énergie. Si l’on a des douleurs de stagnation (un peu comme des courbatures), pourquoi pas faire une balade courte et lente.
– Boire à sa soif, ni plus ni moins.
Que se passe-t-il normalement durant le jeûne?
On a envie de manger pendant 2-3 jours, moins longtemps voire plus du tout avec l’entrainement. Ensuite cette fausse faim disparait. On est faible et on a froid car le corps met l’énergie dans la réparation et l’élimination. Les capacités intellectuelles peuvent aussi être au repos, ce n’est pas le moment de cogiter. On a différents signes d’élimination : langue blanche, nausée, urine chargée, douleurs, sensation de malaise, sommeil perturbé, boutons, pellicules etc. En général on n’a pas de selles mais on urine même en jeûne sec (un jeûne controversé, plus efficace mais plus risqué, à tester aussi très progressivement : sans boire). Souvent on est d’excellente humeur, très zen. On peut au contraire être impatient, s’ennuyer. Dans ce cas mieux vaut s’occuper, mais dans une activité qui demande très peu d’énergie : livre, TV, musique.
La reprise alimentaire, partie intégrante du jeûne
Reprendre l’alimentation sans attendre : – si on a des symptômes très gênants : hypothermie (<35°), nausée forte, douleurs fortes au repos, troubles cardiaques, nervosité, angoisse, insomnie de plus de 36h, absence d’urines, faiblesse si forte qu’on ne peut pas aller aux toilettes etc. – si la langue redevient rose – si la faim revient : la fausse faim disparait généralement à 2-3 jours, si ensuite une envie de manger revient il faut en tenir compte, c’est alors une vraie faim! (au pire mieux vaut se tromper dans ce sens que s’affamer)
La reprise comprend autant de jours que le jeûne, durant ce temps là il est nécessaire d’éviter tout polluant et de résister à toute drogue (tabac alcool café thé cacao céréales laitages sucres raffinés additifs solanacées), car on y est bien plus vulnérable (et on risque de renforcer, raviver ou même créer une addiction). Il peut y avoir une reprise de l’élimination et des symptômes associés, il vaut donc mieux prévoir la reprise dans le temps de repos! Elle doit se faire surtout avec des aliments très sains, au plus près du bio d’avant les labels : produit frais et brut, qui a vu tous ses besoins remplis et n’a été en contact avec aucun produit chimique. Elle doit être progressive, avec de petites quantités au début. Ce n’est vraiment pas facile, on a souvent envie de se goinfrer. On recommande souvent des jus (non pasteurisés) puis des aliments de plus en plus consistants. Fruits, légumes, bouillon de légumes et/ou d’os, bouillie cellulosique (une soupe avec beaucoup de fibres), chacun a sa version. Le sucre (même naturel) étant très addictif, la proposition de Thierry Casasnovas me semble être la meilleure option : reprendre en gardant la cétose grâce à une grande grande majorité de graisse. Ca permet d’augmenter très progressivement sans difficulté. Pour ça on peut prendre en priorité : avocat, noix de coco, salades dans beaucoup de vinaigrette ou mayonnaise maison, légumes légèrement cuits dans beaucoup de graisse animale ou d’huile de coco, bouillons d’os, poissons gras sauvages (maquereau, sardine, hareng), abats d’animaux sains. L’essentiel est de répondre à ses besoins. Si l’on a tendance à être carencés dans certains nutriments, ce sont les premiers à combler.
On peut en profiter pour garder de bonnes habitudes : un seul repas par jour, plutôt en mode paléo LCHF (tout bio, sans céréales ni produits laitiers ni légumineuses, peu de glucides, beaucoup de lipides, plein de verdure).
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